ComicHall — Café-théâtre Torcy (77) Café-Théâtre · Torcy · 77

Qu’est-ce que le vaudeville ? Histoire, définition et grands auteurs

Une femme cachée sous le lit. Un mari qui rentre plus tôt que prévu. Un voisin qui frappe à la porte au pire moment. Le vaudeville, c’est cette mécanique infernale du malentendu — et c’est l’un des genres les plus jouissifs du théâtre français.

Le vaudeville : définition

Le vaudeville est un genre théâtral comique né en France au XVIIIe siècle. À l’origine, c’était un spectacle mêlant dialogues parlés et chansons satiriques — les « vaux de vire », chansons populaires normandes du XVe siècle, lui ont donné son nom. Mais c’est au XIXe siècle qu’il atteint sa forme la plus connue : une comédie en trois actes, à grande vitesse, construite autour du quiproquo et du coup de théâtre.

Ce qui caractérise le vaudeville, c’est la mécanique. Chaque situation génère une situation encore plus complexe. Les personnages mentent pour se sortir du pétrin et se retrouvent dans un pétrin encore pire. Les portes s’ouvrent et se ferment au mauvais moment. Et le spectateur, qui sait tout, jubile de voir les personnages se débattre dans leurs propres mensonges.

Feydeau, le maître absolu

Georges Feydeau (1862–1921) est le nom qu’on associe immédiatement au vaudeville. Ses pièces — La Puce à l’oreille, Un fil à la patte, Occupe-toi d’Amélie — sont des chefs-d’œuvre de construction dramatique. Feydeau avait une règle simple : placer un personnage dans une situation impossible, puis la rendre encore plus impossible. Et encore plus. Et encore. Jusqu’à l’explosion finale.

Ce qui fascine chez Feydeau, c’est la précision d’horloger. Chaque entrée et chaque sortie de scène est calculée au mot près. Les acteurs doivent jouer vite — c’est une condition sine qua non. Un vaudeville joué trop lentement s’effondre.

Vaudeville, comédie de boulevard, farce : comment s’y retrouver ?

Ces trois genres partagent l’ADN du rire mais se distinguent par leur ton et leur époque.

La farce est la plus ancienne — Molière en est le maître. Elle joue sur le grotesque, le physique, l’exagération. Les Fourberies de Scapin, Le Médecin malgré lui : du rire franc, presque corporel.

Le vaudeville est plus urbain, plus bourgeois, plus mécanique. L’adultère et le quiproquo en sont les ressorts principaux. C’est Feydeau, c’est la fin du XIXe et le début du XXe.

La comédie de boulevard est la descendante directe du vaudeville, plus contemporaine. Elle garde les mêmes ressorts mais parle de situations plus actuelles, avec un ton parfois plus tendre, moins mécanique.

Le vaudeville aujourd’hui

Le vaudeville n’est pas mort — il s’est transformé. On retrouve ses codes dans le cinéma comique (les films de Francis Veber en sont truffés), dans les sitcoms télévisées, et bien sûr dans les comédies qui se jouent encore aujourd’hui sur les scènes françaises.

Les grandes pièces de Feydeau sont régulièrement remontées, par la Comédie-Française comme par des compagnies indépendantes. Parce que les ressorts du vaudeville — le malentendu, la peur d’être démasqué, la double vie — restent universellement drôles.

Au ComicHall de Torcy, nous programmons des spectacles qui héritent de cette tradition du rire — stand-up, comédies, spectacles de boulevard. Parce que faire rire une salle, c’est l’une des choses les plus nobles qui soit.

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On ne rit jamais assez.
On va arranger ça.
ComicHall · Torcy · Seine-et-Marne
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